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    L'hyperpigmentation sur la peau noire

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    black geisha
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    Date d'inscription : 24/09/2012

    L'hyperpigmentation sur la peau noire

    Message  black geisha le Mer 14 Nov - 19:17

    Les anomalies de la pigmentation

    Les taches foncées sur la peau sont les plus grands soucis des peaux noires. Cette rupture de l'harmonie du teint est en réalité due à une inflammation, donc à un problème médical, qui engendre une hyperpigmentation transitoire. De l'eczéma, de l'acné, beaucoup de maladies dermatologiques peuvent être à l'origine d'une inflammation. Sur les peaux foncées, cette inflammation au niveau de l'épiderme stimule la mélanogénèse, c'est pourquoi la peau est plus foncée à cet endroit. Pratiquement, toutes ces taches se traitent grâce aux traitements de fond qui viennent à bout de la maladie responsable de ces taches. Il est cependant indispensable de faire un diagnostic précis pour que la peau puisse retrouver une couleur plus uniforme.

    L'éclaircissement de la peau

    L'usage des crèmes éclaircissantes s'est développé depuis une trentaine d'années du fait du développement d'un désir d'éclaircissement qui semble lié à des motivations diverses, mais principalement liées aux canons de la beauté moderne : un teint idéal bronzé, mais pas trop foncé.

    Les méthodes anciennes utilisées en Afrique (shampoings ou détergents appliqués sur la peau) sont abandonnées depuis longtemps, mais de nouveaux produits encore plus agressifs sont vendus en masse dans les magasins spécialisés dans les cosmétiques « afro ». Deux principes actifs sont utilisés dans ces produits : l'hydroquinone (interdite depuis 2003 ; elle dépigmente la peau « en confetti », avec de nombreuses petites taches blanches correspondant à des zones où la mélanine n'est plus fabriquée) et la cortisone (elle amincit la peau et l'atrophie, provoquant de larges vergetures surtout aux bras et aux cuisses, et des difficultés à cicatriser). La cortisone est un médicament et n'est pas autorisée à la vente libre. Elle se retrouve pourtant dans ces produits plus ou moins contrefaits. Les seuls traitements locaux ayant une autorisation de mise sur le marché contiennent des dépigmentants légers (acides de fruits, AHA, vitamine C, extraits de plantes dites à effet « hydroquinonique »).

    L'usage de ces produits de blanchiment est malheureusement à l'origine de conséquences parfois irréversibles (vergetures, infections...). La peau fragilisée est alors plus sensible aux infections avec l'apparition de furoncles et d'abcès. Les effets hormonaux sont marqués par l'apparition de poils ou d'acné sur le visage. Plus rarement, l'utilisation excessive et très prolongée de ces crèmes contenant de la cortisone peut provoquer de l'hypertension, un diabète ou un dérèglement hormonal.

    Les crèmes autorisées sur le marché sont en vente libre. Elles ne présentent pas vraiment de danger, mais peuvent être à l'origine d'allergies ou d'intolérances. Elles sont souvent grasses et peuvent entraîner des acnés cosmétiques. Leur indice de protection solaire est trop faible pour être réellement protecteur


    Le mélanocyte au cœur de la pigmentation cutanée

    L'organe de la peau est constitué d'une multitude de cellules très différentes les unes des autres, et aux rôles bien précis. Parmi elles, les mélanocytes sont l'arme de défense contre le soleil.

    Dans les mélanocytes se trouvent de petits corpuscules, les mélanosomes, qui fabriquent la mélanine. C'est cette mélanine qui colore la peau. Cette molécule est un pigment qui est acheminé vers la partie supérieure de la peau afin d'absorber les rayons du soleil et de protéger toutes les cellules de la peau des rayons UV. La mélanine est présente en d'autant plus grande quantité que la peau est foncée. C'est pourquoi on trouve plus rarement de cancer de la peau sur les personnes à peau noire. Chez les personnes à peau très claire ou rousses, les mélanosomes produisent une substance un peu différente, appelée phéomélanine. Elle est souvent rouge, parfois jaune, et protège très peu contre les rayons UV.

    Les cicatrices chéloïdes

    La peau noire a parfois un processus de cicatrisation anormal avec la formation de cicatrices visibles en général, foncées la plupart du temps, mais surtout de cicatrices épaisses, dures, appelées cicatrices chéloïdes (« chair' poussante » aux Antilles). Elles touchent notamment menton, les lobes des oreilles, le cou, les épaules, la poitrine et le haut du dos.

    La chéloïde (boursouflure de peau un peu plus foncée à l'endroit d'une cicatrice) est due à une hyperactivité de la peau. Une cicatrice qui met du temps à se former prédispose à une chéloïde. En réalité, les facteurs de croissance des cellules de l'élasticité de la peau – les fibroblastes – sont produits en trop grande quantité, engendrant une importante production de tissu de peau autour de la plaie. Les personnes à peaux noire ou asiatique de plus de 20 ans sont les plus touchées.

    Les cicatrices chéloïdes peuvent être sources de douleurs ou de démangeaisons, mais surtout à l'origine d'un malaise psychique (surtout si la zone est visible). C'est pourquoi il est très important d'en parler à son médecin pour décider d'un moyen de traiter ce problème.

    Le plus souvent, elles sont traitées par injection de corticoïdes dans la cicatrice par le dermatologue. La cortisone atrophie la peau, et diminue le relief de la cicatrice. Généralement, une seule injection suffit, mais pour les très grosses chéloïdes, il peut être nécessaire de la faire enlever d'abord par un chirurgien, puis d'injecter des corticoïdes. Cette intervention nécessite une anesthésie locale, et est bien tolérée. Souvent, il se crée une petite décoloration de la peau autour de cette nouvelle plaie, mais la peau reprend sa couleur normale au bout de 6 à 12 mois.

    La meilleure façon d'éviter les chéloïdes est de supprimer tout geste médical inutile sur les zones à risque (vaccination à l'épaule, incision non indispensable, petite intervention inutile). Lors du percement des oreilles, il faut user de multiples précautions, notamment en désinfectant au maximum, et porter des clips compressifs ; après une chirurgie, l'utilisation de pansements spécifiques peut permettre d'en réduire le risque.




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